Pour les curieux du bitume indien, envieux du bleu, du rouge, du pourpre du Rajasthan, voici un guide qui finit avant même d’avoir commencé.
A l’heure actuelle, je suis une fois de plus morte, mise à terre par les yeux revolver de la belle indienne. Rembobinons jusqu’au 2 Février…
Quittons le sol de Pune pour rejoindre Udaipur, nous sommes au temps de la plume entrain – plus jamais en bus – de siroter un hot and sour soup dans un resto veg à Mumbai. Notre bus, pour une fois confortable à lâché prise aux environs de Borivali vers 16h, cramé le moteur ne souhaitant plus jamais redémarrer. Sous pression vésicale nous avons déclaré l’heure du décès de Varankrishnamchouette aux environs de 20h.
Décidées à rejoindre notre amie Gaga Chez Clément Inn nous avons pagayé, pagayé…Nous commençâmes à 130, nous arrivâmes à 500 roupies. Parties en hystérie sans payer le rickshaw de ses 20 roupies extra pour bagages, nous sommes actuellement entrain de malaxer un bhendi masala de la main droite, a.k.a des gambos.
La suite personne ne la connait encore. Quel beau système que celle de mon Inde ; « je suis pauvre » « tu seras riche dans ta prochaine vie », « c’est injuste » « sois donc patient », l’engeance humaine trouve excuse à tout quand elle veut. La majorité ne se plaignant point de cet imprévu si habituel, les spots convergent vers nous deux touristes perdues faisant pour eux preuve d’incartade. On n’a rien compris à la métempsychose, faut pas nous en vouloir, mais dans nos prochaines vies on voyagera en jet privé.
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5 mars 2010
18 janv. 2010
L'expérience Reiki -7/09/09
Un jour de courses, après deux semaines de vide, de déprime totale, de détox, de botox, la Turquie me manque…le boulot reprend à fond la caisse, je ne m’attendais pas à ce rythme effréné, il y a trop de ballons. Stress, suées pour être ponctuelle, les envies de nicotine…enfin me revoilà. Ce Lundi de reprise sera mon jour de renaissance, et coïncide également avec le début de ma mission (officielle) « anti coup de blues », avec au menu yoga, chocolat et Reiki.
Cette technique de guérison japonaise n’a jamais été prouvé scientifiquement mais les adeptes affirment bel et bien avoir retrouvé la vue, perdu 10 kg en un jour ou encore avoir retrouvé l’amour perdu, que du positif donc. Je ne m'y connaissais absolument pas en matière de Reiki, ou transfert d’énergie, jusqu’aux articles de Wikipédia que j'ai consulté rapidement avant de venir. Je suis dorénavant une experte, on peut le dire, et rassurée quant au sixième sens des mystères de la guérison transcendantale par imposition des mains, et vice et versa.
Je cite :
« Le Reiki est une médecine non conventionnelle d'origine japonaise [...] »
« Le terme de médecine non conventionnelle désigne en Occident une grande variété de méthodes de traitement qui ne sont pas fondées sur la méthode expérimentale, […] reposent sur des traditions parfois séculaires […] Les médecines non conventionnelles sont pour cette raison considérées non scientifiques. »
« Le Reiki est donc étymologiquement dans son sens doctrinal : L'esprit universel et l'énergie personnelle. »
Je suis donc à l’heure universelle, mais la guérisseuse n’est pas là. Les indiens ne sont jamais à l’heure, ça au moins c’est prouvé ! L’immeuble tombe quasi en ruine, sent comme un urinoir géant, le genre d’endroit parfait pour des viols collectifs ou sacrifices humains nocturnes. Indescriptible et pourtant ! Il y a des bureaux, des cabinets médicaux, et le cabinet de ma guérisseuse. Ouf, ça me rassure. Je toque, je rentre, je souris, je m’installe.
A l’intérieur contraste absolu, ambiance sereine, une indienne en sari m'ouvre la porte, accueillante elle m'offre de l'eau, j'hésite à boire. Nous échangeons deux trois sourires, comme deux étrangères qui ne parlent pas la même langue. Je souris, il faut traduire « C’est toi ? », elle sourit, aucune idée.
Des pierres de toutes les couleurs sont éparpillées sur 4 étagères en verre, quelques photos en noir et blanc de gourous et autres maîtres spirituels, des plantes vertes sur le balcon…la déco est minimaliste mais un brin kitsch quand même.
Impatiente de rencontrer ma guérisseuse, j’observe un peu plus, et je note sur le calepin comme une apprentie journaliste. « Endroit reposant avec ces gadgets Nature & découverte où l’eau ruisselle sur de jolies pierres ».
Petite appréhension quand même, je ne sais vraiment pas ce que je dois faire, ou dire. Dois-je parler comme chez un psy ? Ou juste m’allonger et laisser mon énergie parler d’elle-même ?
Là voilà, c’est parti.
-
On s’imagine bien que je n’ai pas écrit durant la séance, d'où le tiret en guise d'ellipse.
Effectivement, elle est sympathique, voire trop. Trop heureuse, trop épanouie, mon sac est dans la pièce d’à côté et la technicienne d’accueil a les mains libres, elle sourit, je raconte, je raconte sans savoir ce que je raconte. Pourquoi suis-là ? Quelle question ? Ca ne va pas, je suis à la poursuite du bonheur par tout moyen ? Je teste ? Pourquoi pourquoi ? Ca fait longtemps que j’ai abandonné cette question. Comment? Comment ai-je atterri là? Mais là c'est un autre sujet.
Bref, je m’allonge. Ta tam ! Je me relaxe, mon sac…je ferme les yeux…qu’est-ce que je fous là…je sens des pierres posées sur moi...sur mes chakras...c'est bidon...l'eau continue de couler...mes paupières refusent de se fermer, mes yeux s'agitent dans tous les sens...mon sac bordel! Je me suis endormie. 5 minutes.
Au réveil, je me souviens de deux choses: une fontaine, un cheval. Et j'ai dormi 30 minutes.
Constat de la guérisseuse : Je manque d’amour et je suis en colère contre moi-même. Hmm ? Je n’ai pas signalé le cheval de La Fontaine, je ne veux pas que mon histoire se termine en fable, car il n y a pas de moral.
Cette technique de guérison japonaise n’a jamais été prouvé scientifiquement mais les adeptes affirment bel et bien avoir retrouvé la vue, perdu 10 kg en un jour ou encore avoir retrouvé l’amour perdu, que du positif donc. Je ne m'y connaissais absolument pas en matière de Reiki, ou transfert d’énergie, jusqu’aux articles de Wikipédia que j'ai consulté rapidement avant de venir. Je suis dorénavant une experte, on peut le dire, et rassurée quant au sixième sens des mystères de la guérison transcendantale par imposition des mains, et vice et versa.
Je cite :
« Le Reiki est une médecine non conventionnelle d'origine japonaise [...] »
« Le terme de médecine non conventionnelle désigne en Occident une grande variété de méthodes de traitement qui ne sont pas fondées sur la méthode expérimentale, […] reposent sur des traditions parfois séculaires […] Les médecines non conventionnelles sont pour cette raison considérées non scientifiques. »
« Le Reiki est donc étymologiquement dans son sens doctrinal : L'esprit universel et l'énergie personnelle. »
Je suis donc à l’heure universelle, mais la guérisseuse n’est pas là. Les indiens ne sont jamais à l’heure, ça au moins c’est prouvé ! L’immeuble tombe quasi en ruine, sent comme un urinoir géant, le genre d’endroit parfait pour des viols collectifs ou sacrifices humains nocturnes. Indescriptible et pourtant ! Il y a des bureaux, des cabinets médicaux, et le cabinet de ma guérisseuse. Ouf, ça me rassure. Je toque, je rentre, je souris, je m’installe.
A l’intérieur contraste absolu, ambiance sereine, une indienne en sari m'ouvre la porte, accueillante elle m'offre de l'eau, j'hésite à boire. Nous échangeons deux trois sourires, comme deux étrangères qui ne parlent pas la même langue. Je souris, il faut traduire « C’est toi ? », elle sourit, aucune idée.
Des pierres de toutes les couleurs sont éparpillées sur 4 étagères en verre, quelques photos en noir et blanc de gourous et autres maîtres spirituels, des plantes vertes sur le balcon…la déco est minimaliste mais un brin kitsch quand même.
Impatiente de rencontrer ma guérisseuse, j’observe un peu plus, et je note sur le calepin comme une apprentie journaliste. « Endroit reposant avec ces gadgets Nature & découverte où l’eau ruisselle sur de jolies pierres ».
Petite appréhension quand même, je ne sais vraiment pas ce que je dois faire, ou dire. Dois-je parler comme chez un psy ? Ou juste m’allonger et laisser mon énergie parler d’elle-même ?
Là voilà, c’est parti.
-
On s’imagine bien que je n’ai pas écrit durant la séance, d'où le tiret en guise d'ellipse.
Effectivement, elle est sympathique, voire trop. Trop heureuse, trop épanouie, mon sac est dans la pièce d’à côté et la technicienne d’accueil a les mains libres, elle sourit, je raconte, je raconte sans savoir ce que je raconte. Pourquoi suis-là ? Quelle question ? Ca ne va pas, je suis à la poursuite du bonheur par tout moyen ? Je teste ? Pourquoi pourquoi ? Ca fait longtemps que j’ai abandonné cette question. Comment? Comment ai-je atterri là? Mais là c'est un autre sujet.
Bref, je m’allonge. Ta tam ! Je me relaxe, mon sac…je ferme les yeux…qu’est-ce que je fous là…je sens des pierres posées sur moi...sur mes chakras...c'est bidon...l'eau continue de couler...mes paupières refusent de se fermer, mes yeux s'agitent dans tous les sens...mon sac bordel! Je me suis endormie. 5 minutes.
Au réveil, je me souviens de deux choses: une fontaine, un cheval. Et j'ai dormi 30 minutes.
Constat de la guérisseuse : Je manque d’amour et je suis en colère contre moi-même. Hmm ? Je n’ai pas signalé le cheval de La Fontaine, je ne veux pas que mon histoire se termine en fable, car il n y a pas de moral.
5 nov. 2009
Zen soyons Zen
ZZZZ...C'est souvent le bruit que je finis par faire à la fin d'une séance de yoga, ou de Reiki, ou de massage, peu importe. Plusieurs interprétations à cela. 1st. Il parait que je suis fatiguée, fort possible. 2d. Il parait que ce serait une manière de résister à la méditation. Tout à fait possible.
Mais enfin, les Indiens et pas seulement, raffolent de ces choses là, et je comprends maintenant pourquoi toutes ces techniques de relaxation se sont développées ici, et pourquoi l'Inde est si célèbre pour son yoga. C'est tout à fait simple, la vie ici nécessite un rattrapage parallèle sur le bruit incessant, le temps requis pour obtenir ce que l'on veut, le nombre de tampons qu'il faut sur un papier...et je ne peux m'empêcher de rajouter les vigiles à la sortie du supermarché qui vous font chercher le ticket de caisse que vous venez de ranger je ne sais où pour aussi le tamponner. A quoi ça sert? Je ne sais toujours pas.
Bref, ils ont besoin de se détendre après tout ça, et comme les coins chics mais calmes se font rares, il faut payer pour une séance de relaxation, et tous les moyens sont bons...acupuncture, yoga, Reiki, hypnose, fitness, Kingfisher.
Pour vous mes amis j'ai testé quelques unes de ces méthodes "New Age" mais en réalité qui remontent à nos Mamies.
D'abord sur les conseils d'une amie je me suis offerte une séance de Reiki.
Qu'est-ce que c'est? Je n'y connaissais pas grand chose avant Wikipédia. Je ne saurais toujours pas vous dire exactement comment ça marche, puisque ça n'a pas marché pour moi. Enfin si, ça dépend, j'ai dormi. Méthode d'origine japonaise donc, il s'agit de travailler sur les énergies, pouvant être combinée avec la lithothérapie. On ne touche pas, il n'y a pas de contacts (j'adore!) on essaye de se détendre avec le sac à main dans la pièce d'à côté, et on croule sous le poids des pierres.
Résultat, il parait que je serais en colère contre moi même et en besoin d'amour, Hum...Cela va sans dire que je lui ai un peu raconté ma vie avant. Perspicace. Mais je tiens à dire que cette professeur de Reiki est une femme géniale, souriante et prête à écouter, donc c'est toujours une séance de confession offerte. S'il vous arrive de vous balader à Pune, et de ressentir une envie soudaine de Reiki, je vous filerais son numéro.
Désespérée par les tortures de mes pronoms démonstratifs intérieurs, j'ai retenté, une méthode plus reconnue cette fois-ci, et on peut appeler ça un sport: le Yoga, Yog en fait.
Inscription mensuelle à moins de 10 euros pour 1h de pratique 5 fois par semaine, c'est pas mal quand même. Une demi heure d'exercices divers, On commence doucement, étirements, assise, puis debout, ça bouge pas tellement, mais qu'est ce que ça fatigue! La deuxième demi heure est consacrée au Yoga Nitra (sommeil éveillé), J'essaie d'écouter la cassette et suivre les instructions, simples, prendre une bonne résolution, visualiser les parties de son corps...et après? bah je m'endors toujours avant la fin
En conclusion, je préfère quand même cette méthode, on s'implique un peu plus, et c'est assez surprenant d'observer des positions similaires à celles présentes dans la prière en Islam!
Débordée ces derniers temps par le boulot, j'ai un peu abandonné le yoga, de 5 à 6h, pas le temps.
Sur ma liste, il y a l'acupuncture, l'Ayurveda, et l'hypnose pour finir. Ultime méthode que je tenterai. Je pourrais aussi faire une thérapie par l'art ou le rire, mais ça ne me tente pas. Je pourrais aussi faire du Delta Plane ou aller crier sur la colline.
Par contre Kingfisher ça ne marche pas.
A suivre donc.
Mais enfin, les Indiens et pas seulement, raffolent de ces choses là, et je comprends maintenant pourquoi toutes ces techniques de relaxation se sont développées ici, et pourquoi l'Inde est si célèbre pour son yoga. C'est tout à fait simple, la vie ici nécessite un rattrapage parallèle sur le bruit incessant, le temps requis pour obtenir ce que l'on veut, le nombre de tampons qu'il faut sur un papier...et je ne peux m'empêcher de rajouter les vigiles à la sortie du supermarché qui vous font chercher le ticket de caisse que vous venez de ranger je ne sais où pour aussi le tamponner. A quoi ça sert? Je ne sais toujours pas.
Bref, ils ont besoin de se détendre après tout ça, et comme les coins chics mais calmes se font rares, il faut payer pour une séance de relaxation, et tous les moyens sont bons...acupuncture, yoga, Reiki, hypnose, fitness, Kingfisher.
Pour vous mes amis j'ai testé quelques unes de ces méthodes "New Age" mais en réalité qui remontent à nos Mamies.
D'abord sur les conseils d'une amie je me suis offerte une séance de Reiki.
Qu'est-ce que c'est? Je n'y connaissais pas grand chose avant Wikipédia. Je ne saurais toujours pas vous dire exactement comment ça marche, puisque ça n'a pas marché pour moi. Enfin si, ça dépend, j'ai dormi. Méthode d'origine japonaise donc, il s'agit de travailler sur les énergies, pouvant être combinée avec la lithothérapie. On ne touche pas, il n'y a pas de contacts (j'adore!) on essaye de se détendre avec le sac à main dans la pièce d'à côté, et on croule sous le poids des pierres.
Résultat, il parait que je serais en colère contre moi même et en besoin d'amour, Hum...Cela va sans dire que je lui ai un peu raconté ma vie avant. Perspicace. Mais je tiens à dire que cette professeur de Reiki est une femme géniale, souriante et prête à écouter, donc c'est toujours une séance de confession offerte. S'il vous arrive de vous balader à Pune, et de ressentir une envie soudaine de Reiki, je vous filerais son numéro.
Désespérée par les tortures de mes pronoms démonstratifs intérieurs, j'ai retenté, une méthode plus reconnue cette fois-ci, et on peut appeler ça un sport: le Yoga, Yog en fait.
Inscription mensuelle à moins de 10 euros pour 1h de pratique 5 fois par semaine, c'est pas mal quand même. Une demi heure d'exercices divers, On commence doucement, étirements, assise, puis debout, ça bouge pas tellement, mais qu'est ce que ça fatigue! La deuxième demi heure est consacrée au Yoga Nitra (sommeil éveillé), J'essaie d'écouter la cassette et suivre les instructions, simples, prendre une bonne résolution, visualiser les parties de son corps...et après? bah je m'endors toujours avant la fin
En conclusion, je préfère quand même cette méthode, on s'implique un peu plus, et c'est assez surprenant d'observer des positions similaires à celles présentes dans la prière en Islam!Débordée ces derniers temps par le boulot, j'ai un peu abandonné le yoga, de 5 à 6h, pas le temps.
Sur ma liste, il y a l'acupuncture, l'Ayurveda, et l'hypnose pour finir. Ultime méthode que je tenterai. Je pourrais aussi faire une thérapie par l'art ou le rire, mais ça ne me tente pas. Je pourrais aussi faire du Delta Plane ou aller crier sur la colline.
Par contre Kingfisher ça ne marche pas.
A suivre donc.13 sept. 2009
Quarantina
Quelle odeur! Quelle humidité! Autour de moi un mauvais film de science fiction est entrain d'être tourné, toute cette foule agitée sortie de l'avion se presse, les gens portent des masques, certains attachent un foulard autour de leur nez et de leur bouche. Que se passe-t-il? AI-je fait un mauvais voyage dans le temps, en période de quarantaine?
La foule stagne, pas de queue, pas d'organisation, tout le monde a ce petit papier dans la main, qu'est-ce donc? Il faut le faire tamponner, je comprends maintenant. La foule se dissipent, le comptoir apparaît, encore un masqué, nerveux, les veines sur le front - l'odeur est insupportable, je colle comme un pot de confiture - et il tamponne, et me lance rapidement alors que je suis partie "Fever?" , je lui lance un non de bien loin.
Mon sac à dos n'arrive pas sur le tapis, je stresse, je tape des mains et des pieds dans tous les sens, non ça y est, ils ont tout vidé et mon sac n'est pas dans le lot. Merde! Bizarrement dans toute cette confusion, je me sens plus à l'aise qu'à ma première arrivée, bien sûr, je sais au moins comment ça fonctionne maintenant. Après plusieurs formulaires à remplir, faire tamponner, je pars donc me chercher un taxi pour rentrer et enfin dormir. Avec un peu de chance, je réussit à négocier et me voilà chez moi, sans valises, et déçue, déçue du climat, de l'ambiance grippe porcine, de ces chaussures qui me sautent aux yeux, de ma chambre remplie de moustiques...sans dormir donc depuis presque 2 jours et je pars travailler. Encore déçue, des collègues manquent à l'appel, la quarantaine a prit le dessus. Qu'est-ce que je fous là?
Patiente, c'est encore tout nouveau, ça va s'arranger, arme toi de patiente et vois donc la rose derrière l'épine, le jour après la nuit, tout va s'arranger. Presque une semaine, rien ne s'arrange, c'est de pire en pire. L'Inde aspire mon énergie, elle suce mon être, je suis comme un zombie, fatiguée mais debout, impossible de dormir toujours...je vais tomber, et personne ne pourra me retenir.
L'Inde m'a tué, elle a volé mon essence, pourra-t-elle me faire renaître? Car il faut mourir avant mourir n'est-ce pas, et mourir pour renaître. C'est donc après les retrouvailles de soi-même, c'est donc ça qu'on appellerait se trouver soi-même? Ou est-ce la grippe porcine que je me suis chopée?
La foule stagne, pas de queue, pas d'organisation, tout le monde a ce petit papier dans la main, qu'est-ce donc? Il faut le faire tamponner, je comprends maintenant. La foule se dissipent, le comptoir apparaît, encore un masqué, nerveux, les veines sur le front - l'odeur est insupportable, je colle comme un pot de confiture - et il tamponne, et me lance rapidement alors que je suis partie "Fever?" , je lui lance un non de bien loin.
Mon sac à dos n'arrive pas sur le tapis, je stresse, je tape des mains et des pieds dans tous les sens, non ça y est, ils ont tout vidé et mon sac n'est pas dans le lot. Merde! Bizarrement dans toute cette confusion, je me sens plus à l'aise qu'à ma première arrivée, bien sûr, je sais au moins comment ça fonctionne maintenant. Après plusieurs formulaires à remplir, faire tamponner, je pars donc me chercher un taxi pour rentrer et enfin dormir. Avec un peu de chance, je réussit à négocier et me voilà chez moi, sans valises, et déçue, déçue du climat, de l'ambiance grippe porcine, de ces chaussures qui me sautent aux yeux, de ma chambre remplie de moustiques...sans dormir donc depuis presque 2 jours et je pars travailler. Encore déçue, des collègues manquent à l'appel, la quarantaine a prit le dessus. Qu'est-ce que je fous là?
Patiente, c'est encore tout nouveau, ça va s'arranger, arme toi de patiente et vois donc la rose derrière l'épine, le jour après la nuit, tout va s'arranger. Presque une semaine, rien ne s'arrange, c'est de pire en pire. L'Inde aspire mon énergie, elle suce mon être, je suis comme un zombie, fatiguée mais debout, impossible de dormir toujours...je vais tomber, et personne ne pourra me retenir.
L'Inde m'a tué, elle a volé mon essence, pourra-t-elle me faire renaître? Car il faut mourir avant mourir n'est-ce pas, et mourir pour renaître. C'est donc après les retrouvailles de soi-même, c'est donc ça qu'on appellerait se trouver soi-même? Ou est-ce la grippe porcine que je me suis chopée?
7 juin 2009
Me turist nehi hu
Je traduis: "je ne suis pas une touriste"...
Depuis le départ je refuse ce titre, je ne suis pas une "touriste"! Si vous voulez, une "étrangère", une "voyageuse en herbe", oui j'accepte même le titre d'allien! mais pas de touriste! Pourquoi?
Je n'ai pas accepté de travailler pour 600 euros, payer toujours le double, loin loin de ma connexion Internet illimitée, pour supporter les rickshawalas tous les matins, le bruit, la pollution, les regards insistants des moustachus, les gastros répétées pour être réduite au statut de "touriste".
Laissez-moi m'expliquer: Par définition:
Un/e touriste est une personne qui pratique le tourisme. Tourisme: Action de voyager, de visiter un site pour son plaisir. Ensemble des activités, des techniques mises en œuvre pour les voyages et les séjours d'agrément. (Larousse)
Touriste : Celui, celle qui fait du tourisme, qui voyage pour son plaisir, pour se détendre, s'enrichir, se cultiver. (CNRTL)
Je suis venue effectivement pour m'enrichir, me cultiver, me divertir pourquoi pas, et pour mon plaisir personnel bien sûr...mais je ne visite pas je travaille!!! Je m'asseois 9h par jour (officiellement, disons 6h) devant mon écran Dell, je prétends très bien, et mon chef assis juste derrière moi m'en félicite. Oui il parait que j'ai un vrai talent et qu'il faut l'exploiter. Donc, je refuse catégoriquement la qualification de touriste.
Je ne peux pas non plus dire que je suis expatriée, enfin littéralement si, mais je ne suis pas rattachée à une quelconque boîte française dont le nom sonnerait Cac 40. J'ai en effet quitté volontairement la France, je suis partie en exil si on peut dire, mais non je ne suis pas une expatriée du même rang que les autres (cf. la différence de salaire).
Donc, qui suis-je? Et bien plusieurs choix de réponses:
- d'après mon contrat, je suis une traductrice technique.
- d'après mon visa, une française venue travailler en Inde jusqu'au 5 Mars 2010.
- toujours d'après ce visa, une clando si je dépasse la date ci-dessus.
- d'après mes amis, une aventurière.
- d'après maître yogi, une paumée de la vie venue trouver la paix intérieure en échange de quelques milliers de roupies...ça revient toujours moins cher que des séances de psychothérapies en France. - d'après mes collègues "very nice person", comme on dirait il/elle est sypma en français, j'sais pas ce qu'il faut en conclure.
- d'après moi, et c'est mon jugement qui le remporte bien sûr...une adolescente en retard à la recherche d'elle ne sait quoi, qui avait besoin d'un peu d'air et d'espace (le parc de Vincennes aurait pu faire l'affaire, mais j'avoue être dérangée par les rejets canins, désolée). On peut ajouter une jeune diplômée en PCE option AC (Pleine Crise Economique, Au Chômage) qui a décidé d'aller jouer la concurrence au pays des call centers.
Vous allez donc en convenir avec moi, je ne suis définitivement pas entrain de pratiquer le tourisme, ni de me divertir à l'aide de logiciels foireux destinés aux entreprises, ni de prendre mon pied à traduire "Cliquer Entrer".
Par contre il y a un point dans cette définition que je ne peux pas nier, je me cultive et je m'enrichis sur le plan humain. Je suis toujours une étudiante dans l'école de la vie. Je prends des notes comme vous pouvez vous en apercevoir. .
Depuis le départ je refuse ce titre, je ne suis pas une "touriste"! Si vous voulez, une "étrangère", une "voyageuse en herbe", oui j'accepte même le titre d'allien! mais pas de touriste! Pourquoi?
Je n'ai pas accepté de travailler pour 600 euros, payer toujours le double, loin loin de ma connexion Internet illimitée, pour supporter les rickshawalas tous les matins, le bruit, la pollution, les regards insistants des moustachus, les gastros répétées pour être réduite au statut de "touriste".
Laissez-moi m'expliquer: Par définition:
Un/e touriste est une personne qui pratique le tourisme. Tourisme: Action de voyager, de visiter un site pour son plaisir. Ensemble des activités, des techniques mises en œuvre pour les voyages et les séjours d'agrément. (Larousse)
Touriste : Celui, celle qui fait du tourisme, qui voyage pour son plaisir, pour se détendre, s'enrichir, se cultiver. (CNRTL)
Je suis venue effectivement pour m'enrichir, me cultiver, me divertir pourquoi pas, et pour mon plaisir personnel bien sûr...mais je ne visite pas je travaille!!! Je m'asseois 9h par jour (officiellement, disons 6h) devant mon écran Dell, je prétends très bien, et mon chef assis juste derrière moi m'en félicite. Oui il parait que j'ai un vrai talent et qu'il faut l'exploiter. Donc, je refuse catégoriquement la qualification de touriste.
Je ne peux pas non plus dire que je suis expatriée, enfin littéralement si, mais je ne suis pas rattachée à une quelconque boîte française dont le nom sonnerait Cac 40. J'ai en effet quitté volontairement la France, je suis partie en exil si on peut dire, mais non je ne suis pas une expatriée du même rang que les autres (cf. la différence de salaire).
Donc, qui suis-je? Et bien plusieurs choix de réponses:
- d'après mon contrat, je suis une traductrice technique.
- d'après mon visa, une française venue travailler en Inde jusqu'au 5 Mars 2010.
- toujours d'après ce visa, une clando si je dépasse la date ci-dessus.
- d'après mes amis, une aventurière.
- d'après maître yogi, une paumée de la vie venue trouver la paix intérieure en échange de quelques milliers de roupies...ça revient toujours moins cher que des séances de psychothérapies en France. - d'après mes collègues "very nice person", comme on dirait il/elle est sypma en français, j'sais pas ce qu'il faut en conclure.
- d'après moi, et c'est mon jugement qui le remporte bien sûr...une adolescente en retard à la recherche d'elle ne sait quoi, qui avait besoin d'un peu d'air et d'espace (le parc de Vincennes aurait pu faire l'affaire, mais j'avoue être dérangée par les rejets canins, désolée). On peut ajouter une jeune diplômée en PCE option AC (Pleine Crise Economique, Au Chômage) qui a décidé d'aller jouer la concurrence au pays des call centers.
Vous allez donc en convenir avec moi, je ne suis définitivement pas entrain de pratiquer le tourisme, ni de me divertir à l'aide de logiciels foireux destinés aux entreprises, ni de prendre mon pied à traduire "Cliquer Entrer".
Par contre il y a un point dans cette définition que je ne peux pas nier, je me cultive et je m'enrichis sur le plan humain. Je suis toujours une étudiante dans l'école de la vie. Je prends des notes comme vous pouvez vous en apercevoir. .
13 avr. 2009
Manifeste de l'indienne
1- Le dit texte a pour but de donner quelques tuyaux à la gente féminine européenne souhaitant passer le plus inaperçue en Inde, afin de survivre:
2-Ne soyez pas blonde, ni rousse, ni trop blanche de peau.
3-Si le point précédent ne vous aide pas, vous pouvez toujours porter un foulard, attaché en ninja: beaucoup d'indienne le porte contre la pollution et pour éviter de trop bronzer.
4-Éviter le sari ou le penjabi en boîte de nuit, là vous pouvez oser la mini jupe, cela vaut même mieux.
5-Éviter d'être trop agressive, ne regardez pas les hommes droit dans les yeux, la baston de regards ne fonctionne pas, ils prennent cela pour une invitation.
6-Éviter d'être trop souriante, et gentille, ils prennent cela également pour une invitation.
7-Ne vous croyez pas non plus le centre du monde, et ne vous prenez pas pour un top model, les hommes ont tendance à regarder, mais parfois simplement parce-que vous êtes différente.
8-Roter, cracher est coutume en Inde, laisser ressortir votre côté masculin.
9-Négocier aussi durement que possible, surtout avec les taxis, ils vous respectent lorsque vous gagnez la partie.
10-Bien sûr tout est plus simple si vous êtes brune et poilue, il suffit alors de vêtir un penjabi, remuer la tête en parlant, apprendre 2-3 mots utiles, et faire semblant de comprendre lorsqu'ils vous parlent en hindi. (oui, il s'agit là de ma propre expérience
2-Ne soyez pas blonde, ni rousse, ni trop blanche de peau.
3-Si le point précédent ne vous aide pas, vous pouvez toujours porter un foulard, attaché en ninja: beaucoup d'indienne le porte contre la pollution et pour éviter de trop bronzer.
4-Éviter le sari ou le penjabi en boîte de nuit, là vous pouvez oser la mini jupe, cela vaut même mieux.
5-Éviter d'être trop agressive, ne regardez pas les hommes droit dans les yeux, la baston de regards ne fonctionne pas, ils prennent cela pour une invitation.
6-Éviter d'être trop souriante, et gentille, ils prennent cela également pour une invitation.
7-Ne vous croyez pas non plus le centre du monde, et ne vous prenez pas pour un top model, les hommes ont tendance à regarder, mais parfois simplement parce-que vous êtes différente.
8-Roter, cracher est coutume en Inde, laisser ressortir votre côté masculin.
9-Négocier aussi durement que possible, surtout avec les taxis, ils vous respectent lorsque vous gagnez la partie.
10-Bien sûr tout est plus simple si vous êtes brune et poilue, il suffit alors de vêtir un penjabi, remuer la tête en parlant, apprendre 2-3 mots utiles, et faire semblant de comprendre lorsqu'ils vous parlent en hindi. (oui, il s'agit là de ma propre expérience

3 avr. 2009
Arrivée
Par où commencer? Je suis arrivée il y a une semaine et il s'est déjà passées tellement de choses que rattraper à l'écrit me semble impossible. Vous l'avez compris, en Inde aussi le temps file à toute allure, et il est même plus rapide qu'en Europe.
Première impression plutôt mauvaise à l'arrivée, lorsque j'ai vu la personne qui était venue me chercher. Elle ne m'a pas adressé la parole sur le trajet de Mumbai à Pune, pendant 3 heures! Ce chauffeur n'avait pas non plus l'air d'apprécier que je prenne des photos, alors bon, j'ai décidé de m'endormir crevée après 10h d'avion. J'ai également pu apercevoir la ville en atterrissant et j'ai été surprise par l'étendue des bidonvilles, mais je n'ai pas croisé Jamal, ni Latika. A l'heure actuelle ils doivent être entrain de siroter des cocktails dans leur nouvelle villa.
Les 2 jours qui ont suivi à l'hôtel seront je l'espère les pires de mon séjour. Confrontée enfin à moi-même, enfermée dans ma peur...je me suis le temps d'une seconde posée la question du pourquoi? Pourquoi suis-je ici? Bon sang quel soulagement quand j'ai découvert le cybercafé juste à côté et vu qu'il fallait simplement changer la position de l'interrupteur pour avoir la TV.
Le chauffeur venu me chercher est une exception à l'heure actuelle (J+8) car les indiens sont très aimables, toujours prêts à aider, et même s'ils ne savent pas comment, ils se sentent obligés d'y réfléchir. Pas seulement la population locale, les étrangers installés ici ont également cette belle attitude, et je dois avouer que je suis surprise, sûrement le manque d'habitude. Non pas que les français soyons des grincheux égoïstes, mais parfois indisponibles et si méfiants. Donc, tout commence bien, et tout ira bien je l'espère.
Pune est une ville qui bouge, les gens circulent, les rickshaw de partout, les motos et scooters...c'est bruyant et pollué, mais j'aime ça. Le bruit de l'extérieur vaut toujours mieux que mon vacarme intérieur. Les ressemblances que je trouve à cette ville et Istanbul sont de plus en plus nombreuses chaque jour. Certes, pas visibles au premier coup d'œil..mais chaque jour je me sens un peu plus chez moi. Si j'arrive en plus à chevaucher un 2 roues et me frayer une place dans cette circulation de fou, je serais quasi une indienne.
J'ai parfois honte d'avoir lu tous ces forums, et les conneries avant de venir, en même temps je me sens plus avisée, mais c'est si différent de l'idée qu'on peut se faire une fois sur place. Ce pays semble juste magique, ce qui explique les croyances, les histoires de Kipling, et le Bollywood. Il faut de la magie parfois pour tenir le coup, et rester droit malgré les dures conditions.
Je veux aller voir le reste du pays, il parait que toutes les régions sont différentes, les gens avec. Pune a quelque chose qui manque, la fête, les cafés, les clubs ferment à 23h au plus tard, ce qui rassure ma Maman. Et il est difficile de voir de la verdure, la ville est très polluée, mais j'aime ça aussi la pollution.
Donc, tout va bien de mon côté, j'ai emménage avec mon colloc allemand, mes collègues sont sympas, la connexion Internet est parfois très lente, finies les soirées téléchargement et séries à gogo, pas d'eau non plus ces jours-ci, et la piscine est fermée, ce qui me fait dire pardonnez-moi "je pue", mais j'aime ça aussi.
En conclusion, j'aime la pollution, le bruit, les odeurs, l'impossibilité à communiquer dans ce nouveau monde submergé par les NTIC, la gentillesse des indiens, le fait de sourire sans comprendre, oui tout ça c'est "No problem"
Pour l'instant...
Première impression plutôt mauvaise à l'arrivée, lorsque j'ai vu la personne qui était venue me chercher. Elle ne m'a pas adressé la parole sur le trajet de Mumbai à Pune, pendant 3 heures! Ce chauffeur n'avait pas non plus l'air d'apprécier que je prenne des photos, alors bon, j'ai décidé de m'endormir crevée après 10h d'avion. J'ai également pu apercevoir la ville en atterrissant et j'ai été surprise par l'étendue des bidonvilles, mais je n'ai pas croisé Jamal, ni Latika. A l'heure actuelle ils doivent être entrain de siroter des cocktails dans leur nouvelle villa.
Les 2 jours qui ont suivi à l'hôtel seront je l'espère les pires de mon séjour. Confrontée enfin à moi-même, enfermée dans ma peur...je me suis le temps d'une seconde posée la question du pourquoi? Pourquoi suis-je ici? Bon sang quel soulagement quand j'ai découvert le cybercafé juste à côté et vu qu'il fallait simplement changer la position de l'interrupteur pour avoir la TV.
Le chauffeur venu me chercher est une exception à l'heure actuelle (J+8) car les indiens sont très aimables, toujours prêts à aider, et même s'ils ne savent pas comment, ils se sentent obligés d'y réfléchir. Pas seulement la population locale, les étrangers installés ici ont également cette belle attitude, et je dois avouer que je suis surprise, sûrement le manque d'habitude. Non pas que les français soyons des grincheux égoïstes, mais parfois indisponibles et si méfiants. Donc, tout commence bien, et tout ira bien je l'espère.
Pune est une ville qui bouge, les gens circulent, les rickshaw de partout, les motos et scooters...c'est bruyant et pollué, mais j'aime ça. Le bruit de l'extérieur vaut toujours mieux que mon vacarme intérieur. Les ressemblances que je trouve à cette ville et Istanbul sont de plus en plus nombreuses chaque jour. Certes, pas visibles au premier coup d'œil..mais chaque jour je me sens un peu plus chez moi. Si j'arrive en plus à chevaucher un 2 roues et me frayer une place dans cette circulation de fou, je serais quasi une indienne.
J'ai parfois honte d'avoir lu tous ces forums, et les conneries avant de venir, en même temps je me sens plus avisée, mais c'est si différent de l'idée qu'on peut se faire une fois sur place. Ce pays semble juste magique, ce qui explique les croyances, les histoires de Kipling, et le Bollywood. Il faut de la magie parfois pour tenir le coup, et rester droit malgré les dures conditions.
Je veux aller voir le reste du pays, il parait que toutes les régions sont différentes, les gens avec. Pune a quelque chose qui manque, la fête, les cafés, les clubs ferment à 23h au plus tard, ce qui rassure ma Maman. Et il est difficile de voir de la verdure, la ville est très polluée, mais j'aime ça aussi la pollution.
Donc, tout va bien de mon côté, j'ai emménage avec mon colloc allemand, mes collègues sont sympas, la connexion Internet est parfois très lente, finies les soirées téléchargement et séries à gogo, pas d'eau non plus ces jours-ci, et la piscine est fermée, ce qui me fait dire pardonnez-moi "je pue", mais j'aime ça aussi.
En conclusion, j'aime la pollution, le bruit, les odeurs, l'impossibilité à communiquer dans ce nouveau monde submergé par les NTIC, la gentillesse des indiens, le fait de sourire sans comprendre, oui tout ça c'est "No problem"
Pour l'instant...
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