Épisode 4 - La non vie professionnelle
Qui aurait cru, qui l'aurait cru? Que rechercher du travail demande plus d'efforts que travailler en soi. Cibler: un secteur, une carrière, un pays, un titre, un poste, un uniforme. Plan de travail, CV, lettre de motivation, de mots clés, organisation. Autonome, motivée, énergétique, polyvalente, créative, communicative, quoi d'autres, en solde, prenez-moi!!! Enchainer les entretiens pour ne pas avoir de suite, faire du publi posting sans jamais recevoir de réponses. Se décrire sans jamais parler de soi-même. Se vendre sans jamais savoir sa vraie valeur. S'imaginer sachant très bien que c'est une perte de temps. "La société pardonne au criminel mais jamais au rêveur".
Épisode 5 - La confusion
Claire: Franchement, ça me manque l'Inde. Les choses passées me manquent. A-t-on fait le bon choix?
Ahu: Il fallait faire un choix, arrête de te poser trop de questions. On est ici, maintenant, il faut se concentrer là dessus, sur le présent.
Claire: C'est nul, on fait rien, on n'a pas de boulot, OK toi tu traduis en ligne, je travaille comme caissière mais c'est pas une vie, combien de temps encore?
Ahu: Qu'est-ce que j'en sais moi? Combien de temps? Bon, on se donne encore jusqu'à Juillet, histoire de voir l'entretien à Istanbul, puis on verra en fonction. Ça te va?
Claire: Mouais, c'est ce que tu dis toujours, on verra...
Épisode 6 - La neutra-nostalgie
C'est un fleuve tranquille, certes mais la tranquillité est la plus dérangeante là dedans.
Personne ne vilipende notre style de vie, certes mais le silence extérieur est le plus inquiétant.
J'écoute Mevlana, je me répète ce qu'il dit: "Chaque jour qui se ressemble est une perte". Bien, mes jours se ressemblent à quelques heures près, le levée tard, le couchée tôt. La créativité entre deux, la boulimie entre autre, les larmes intérieures, les tentatives d'y échapper. Les souvenirs. Souvenir, souvenir, mais le rythme n'est pas joyeux, il n'y a pas de rythme d'ailleurs, si on ne considère pas David Guetta en fond Sexy Bitch?? pas prometteur. J'écris ces lignes sans savoir qui je suis, Claire ou Ahu, j'emprunte un nouveau style, m'en fiche si ça donne bien ou non, car je ne suis plus en contrôle, je vole. Je vole à Berlin, mais j'aimerais voler en Inde. J'aimerais revenir en arrière et sourire au moustachu insistant, lui dire je me casse, je m'en fous, donner à l'enfant de rue, lui dire peu importe que tu sois dans un réseau à la con, j'ai envie. J'aimerais y atterrir et attendre des heures sous le stress que le chauffeur vienne me pick up. C'est pas mieux avec I know you want me...La musique ne colle définitivement pas au décor, mais Müslüm n'est pas connu internationalement, c'est notre chanteur dit "rasoir" en Turquie, celui qu'on écoute pour se couper les veines. The Knife c'est décidément mieux. Bon je me ressaisis, entre amitié trompeuse et trompée, entre le désir de fuir. Ma vie est une gabegie, je mens, je me mens, je reste timoré face à l'avenir. Je tente, j'abandonne, je reviens, je suis soulée. L'Inde me manque.
Épisode 7 - ahuYA
Voilà bien une chose qui m'accroche à la vie, qui m'accroche à mon enveloppe. Le commencement d'une nouvelle épreuve, le lancement de ma marque. Rien n'est nouveau, elle existe depuis bien longtemps, au temps où je cousais pour mes Barbies, lorsque ma mère s'inquiétait que je veuille devenir styliste ou couturière. Ne t'inquiète pas maman, je n'ai pas le talent que tu as. Je ne deviendrais ni architecte, ni styliste, rien que tu ne veuilles et Dieu semble être de ton côté. Aujourd'hui d'autres, des gens dont je ne partage pas le sang, des gens que je connais à peine semblent m'encourager, ils me disent vas-y, tu as du talent. C'est triste. J'aurais voulu que toi tu crois en moi, peut-être n'aurais-je pas eu besoin de toutes ces années pour m'accomplir?
Bien, rien d'important comparé...toujours comparé..rien de bien avancé..juste un site Internet, et puis quelques clientes fidèles, et moi qui veux, qui rêve. On verra...encore du "on verra", quelle phrase magnifique.
Épisode 8 - La réalité
4h du matin - C'est l'heure qui correspond à l'abandon, l'abandon des yeux qui ne souhaitent plus lutter contre les images, l'abandon du cerveau qui n'est plus en matière de créer. L'abandon des doigts qui ne sont plus en matière de pianoter. C'est l'heure du coucher pour commencer le même jour.
12h - C'est l'heure de la répète, à nouveau la torture. Et ça continue...On commence avec les gestes habituels, lavage du visage, pose de la crème anti-boutons, un coup de fond de teint pour se rassurer. On continue méthodiquement avec un café et une cigarette, c'est bien de commencer sans manger, même si ça viendra après. Et pourtant? Pourtant je suis plus forte, je peux, je veux, je ne suis pas ce que je vois, j'ai envie de faire preuve de Fordisme, de Stakhanovisme. Je ne fais que preuve de Yavuzisme. = Engrenage négatif mutuel intérieur.
18h - Début du réveil, du cerveau et des membres. Envie de défoulement, envie de bouger, envie de créer. Le soleil se couche et les vampires ont le terrain libre. Me revoilà avec des idées, une énergie, me revoilà simplement. Et c'est parti jusqu'à 4h, la fin. Mais on ne distingue rien dans cette couleur.
Épisode 9 - La haine
Ça devait bien arriver, l'extériorisation de l'intérieur de Ahu Claire Yavuz passe par plusieurs étapes; le repli, le recul, la remise en question, et la haine. La haine de soi même, du présent, du passé, du futur qui se cache, des autres. Les autres. La haine est un sentiment redoutable, un sentiment à fuir, car lorsqu'il vous rattrape, il n'y a pas d'autres choix que d'y faire face. Et...merde..shit..of! Car c'était ça finalement le bonheur, le sentiment de ne pas être les autres. Bah, c'est foiré, car les autres dans mon immeuble sont des cas sociaux et j'ai l'impression d'être eux. Entre les pyromanes, les vendeuses de lapin épileptique et les gros qui meurent sans qu'on s'en aperçoivent, où donc puis-je me placer? Balkan Beat Box c'est quand même mieux. Une bouteille entière c'est quand même beaucoup.
Épisode 10 - Prière
Mon Dieu, je le sais, c'est interdit. Aide moi, pardonne moi. C'est comme n'avoir qu'un seul vœux à souhaiter, qu'est ce que je veux vraiment car je n'ose te demander plusieurs choses à la suite. En ai-je le droit? Pardonne, tend moi la main, protège, fais que, mets moi sur le bon chemin, bir elmanın yarısı...biri sensin biri ben...Que le futur soit mieux que le présent, voilà ça résume.
Épisode 11 - Rassurez vous
Objection téléphonique, je ne suis pas intéressé: Rassurez-vous, ce n'est qu'un RDV à titre informatif, à titre indicatif, à titre vindicatif, à titre perte de temps, à titre je vous mens bien comme il faut car je ne m'appelle pas Pascale Dubreuil, mais au cas où vous seriez raciste je ne puis vous avouer mon vrai nom et mes origines. Bien que le lecteur se rassure, tout va bien, car le fait d'avouer, le fait d'écrire, le fait de tout laisser taper sur le clavier ça aide. Ahu s'en sortira en Turquie, et Claire si elle veut en Irlande du Nord, mais tout ira bien.
Et la suite seul Dieu sait...Ce que je sais moi à l'heure actuelle, c'est qu'on verra. ..
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12 mai 2010
20 avr. 2010
Claire & Ahu
Il était une fois deux âmes prisonnières du même corps, le corps c'est moi, et ces âmes m'habitent. Elles ne se retiennent pas de foutre un bordel immense, je peux vous dire que d'ici je ne ressemble plus qu'à un hôtel miteux. Ce n'est pas un film d'épouvante, ni de la science fiction que je vais narrer. J'avoue ce n'est pas très accrocheur comme début, mais ce n'est pas facile d'écrire sa propre histoire.
Après Claire VS Ahu en Inde, l'histoire aurait du s'achever là, mais si un livre est rangé tout en haut il y a toujours une suite dans l'étagère du dessous. Et la trilogie est dans l'air du temps. Puis tout le monde écrit de nos jours, alors pourquoi pas moi. La suite c'est Claire et Ahu, les deux âmes qui m'habitent, plus contre, plus en Inde, en France et ensemble.
J'ai compris que je ne pouvais pas en abandonner une au profit de l'autre, j'ai aussi compris que je ne pouvais pas les obliger à s'aimer, par contre j'ai compris que moi, je pouvais les aimer toutes les deux.
Episode 1 - Le retour au bércail
Changement de décor, changement de style. D'écriture j'entends, bon un peu aussi de look. Comme beaucoup de femmes ce changement passe par les cheveux, Freud aurait surement une explication profonde à cela mais je dois avouer que je ne suis pas très fana de ses histoires d'incestes, alors n'essayons pas de comprendre. Donc comme d'autres, les filles se sont d'abord attaquées à mes cheveux pour régler le flot de sentiments vécu au retour. J'entends au tout premier retour, car cela fait maintenant un mois, même si j'ai l'impression que ça ne fait que quelques jours, que nous sommes rentrées d'Inde. Rousse d'abord, puis rousse foncée, je retrouve enfin une couleur proche de l'ancienne avec des racines particulières au passage. La coupe aussi, des coups de ciseaux par ci et par là. Au final ça n'a rien résolu, rien de ce qui nous arrive ne pourrait être taillé avec une paire de ciseaux.
Episode 2 - Et si nous l'avions?
Les questions fusent. Alors? C'était comment? Y-a-t-il toujours des intouchables? Les réponses se répètent et finissent par perdre leur sens. Il n y a pas de réponses. Quelques photos seulement que les autres se lassent vite de regarder, quelques anecdotes qu'on écoute en riant, et c'est tout. Tout ça pour ne pas savoir quoi dire. Vient ensuite une suite de sentiments inexplicables, une invasion de flashs, de "si", l'amie Nostalgie est là.
Puis un jour une amie nous parle de ce syndrome, je n'en avais jamais entendu parler, et je me suis dit c'est encore un foutu nom que ces médecins veulent donner aux choses impalpables que l'humain ressent, syndrome de Gilbert, syndrome de l'Inde...
Le "syndrome" ou "choc de l'Inde" comme l'appelle Régis Airault après avoir étudié ces occidentaux qui ont "sombré dans l’angoisse, la panique ou la sidération peu de temps après avoir atterri" se manifesterait d'abord sous forme d’angoisse ou de tristesse inexplicable, suivi par la suite de "symptômes plus alarmants", genre hallucinations ou délires psychotiques. Il a nommé ça “l’épreuve de l’Inde”. " La "dépersonnalisation".
Il cite des faits, "égarer son argent, ses affaires, oublier son nom, son identité, entrer dans une forme d’errance, ou éprouver des sentiments d’extase sauvage". "Car l’Inde, terre des mille et un temples et ashrams, réveille l’élan mystique des plus rationalistes. "
Alors intrigué je me suis plongé dans les expériences des autres revenus vivants, et je ne me suis pas reconnu dans ce syndrome. Mais j'aimerais lui demander à Régis, pourquoi il n'a pas écrit la suite de son histoire comme j'écris la mienne.
Le saviez-vous? L'Inde est le seul pays où le consulat de France possède un service psychiatrique pour faire face aux troubles manifestés par les ressortissants français.
Episode 3 - L'après Inde
Le décalage horaire est dévastateur, changer de terre, d'air, je ne peux pas me rétablir en un claquement de doigt. Je ne suis que poussière au fond, et mes éléments sont forcément perturbés avec cette distance. Sporadique, voilà comment je me sens si l'on me demande mon avis, et les filles s'en fichent pas mal. J'ai l'impression qu'une partie de mes cendres ont été dispersées sur le Gange. Le reste s'est fondu dans la masse nuageuse du volcan Eyjafjöll, n'essayez pas de prononcer.
Mais passons mes problèmes de chaire, ce sont les filles qui m'inquiètent. L'âme n'est pas aussi forte que la carrure, elle est blessée sans savoir de quoi. Tu vois Régis, il n'y a pas qu'à l'arrivée, le plus dur c'est le retour. Ce n'est pas de l'avoir quitté qui nous fait mal, c'est de n'avoir rien fait pour elle alors qu'elle en a tant fait pour nous. Cette culpabilité là n'a pas de nom. Parce qu'un autre nominateur lui-même nommé Louis Malle, titré cinéaste, l'a surnommé "Le pays des anomalies à chaque coin de rue". Il n'a pas tort en somme, l'Inde est un voyage dans le temps.
Cependant ces anomalies ont rendu mes âmes plus fortes, leur a administré un antidote, contre le passé, contre le futur, contre le temps. L'anomalie a rendu la normalité à mes habitantes, celle de la vraie folie, celle de l'acceptation.
Alors oui, Régis et Louis, je vous reconnais là une vérité, la dépersonnalisation a eu lieu, la dépersonnalisation constructive, et ça c'est moi qui l'ai nommé.
Pour plus d'infos et témoignages intéressants: http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Pratiques-spirituelles/Livres/Mefiez-vous-du-syndrome-de-l-Inde
Après Claire VS Ahu en Inde, l'histoire aurait du s'achever là, mais si un livre est rangé tout en haut il y a toujours une suite dans l'étagère du dessous. Et la trilogie est dans l'air du temps. Puis tout le monde écrit de nos jours, alors pourquoi pas moi. La suite c'est Claire et Ahu, les deux âmes qui m'habitent, plus contre, plus en Inde, en France et ensemble.
J'ai compris que je ne pouvais pas en abandonner une au profit de l'autre, j'ai aussi compris que je ne pouvais pas les obliger à s'aimer, par contre j'ai compris que moi, je pouvais les aimer toutes les deux.
Episode 1 - Le retour au bércail
Changement de décor, changement de style. D'écriture j'entends, bon un peu aussi de look. Comme beaucoup de femmes ce changement passe par les cheveux, Freud aurait surement une explication profonde à cela mais je dois avouer que je ne suis pas très fana de ses histoires d'incestes, alors n'essayons pas de comprendre. Donc comme d'autres, les filles se sont d'abord attaquées à mes cheveux pour régler le flot de sentiments vécu au retour. J'entends au tout premier retour, car cela fait maintenant un mois, même si j'ai l'impression que ça ne fait que quelques jours, que nous sommes rentrées d'Inde. Rousse d'abord, puis rousse foncée, je retrouve enfin une couleur proche de l'ancienne avec des racines particulières au passage. La coupe aussi, des coups de ciseaux par ci et par là. Au final ça n'a rien résolu, rien de ce qui nous arrive ne pourrait être taillé avec une paire de ciseaux.
Episode 2 - Et si nous l'avions?
Les questions fusent. Alors? C'était comment? Y-a-t-il toujours des intouchables? Les réponses se répètent et finissent par perdre leur sens. Il n y a pas de réponses. Quelques photos seulement que les autres se lassent vite de regarder, quelques anecdotes qu'on écoute en riant, et c'est tout. Tout ça pour ne pas savoir quoi dire. Vient ensuite une suite de sentiments inexplicables, une invasion de flashs, de "si", l'amie Nostalgie est là.
Puis un jour une amie nous parle de ce syndrome, je n'en avais jamais entendu parler, et je me suis dit c'est encore un foutu nom que ces médecins veulent donner aux choses impalpables que l'humain ressent, syndrome de Gilbert, syndrome de l'Inde...
Le "syndrome" ou "choc de l'Inde" comme l'appelle Régis Airault après avoir étudié ces occidentaux qui ont "sombré dans l’angoisse, la panique ou la sidération peu de temps après avoir atterri" se manifesterait d'abord sous forme d’angoisse ou de tristesse inexplicable, suivi par la suite de "symptômes plus alarmants", genre hallucinations ou délires psychotiques. Il a nommé ça “l’épreuve de l’Inde”. " La "dépersonnalisation".
Il cite des faits, "égarer son argent, ses affaires, oublier son nom, son identité, entrer dans une forme d’errance, ou éprouver des sentiments d’extase sauvage". "Car l’Inde, terre des mille et un temples et ashrams, réveille l’élan mystique des plus rationalistes. "
Alors intrigué je me suis plongé dans les expériences des autres revenus vivants, et je ne me suis pas reconnu dans ce syndrome. Mais j'aimerais lui demander à Régis, pourquoi il n'a pas écrit la suite de son histoire comme j'écris la mienne.
Le saviez-vous? L'Inde est le seul pays où le consulat de France possède un service psychiatrique pour faire face aux troubles manifestés par les ressortissants français.
Episode 3 - L'après Inde
Le décalage horaire est dévastateur, changer de terre, d'air, je ne peux pas me rétablir en un claquement de doigt. Je ne suis que poussière au fond, et mes éléments sont forcément perturbés avec cette distance. Sporadique, voilà comment je me sens si l'on me demande mon avis, et les filles s'en fichent pas mal. J'ai l'impression qu'une partie de mes cendres ont été dispersées sur le Gange. Le reste s'est fondu dans la masse nuageuse du volcan Eyjafjöll, n'essayez pas de prononcer.
Mais passons mes problèmes de chaire, ce sont les filles qui m'inquiètent. L'âme n'est pas aussi forte que la carrure, elle est blessée sans savoir de quoi. Tu vois Régis, il n'y a pas qu'à l'arrivée, le plus dur c'est le retour. Ce n'est pas de l'avoir quitté qui nous fait mal, c'est de n'avoir rien fait pour elle alors qu'elle en a tant fait pour nous. Cette culpabilité là n'a pas de nom. Parce qu'un autre nominateur lui-même nommé Louis Malle, titré cinéaste, l'a surnommé "Le pays des anomalies à chaque coin de rue". Il n'a pas tort en somme, l'Inde est un voyage dans le temps.
Cependant ces anomalies ont rendu mes âmes plus fortes, leur a administré un antidote, contre le passé, contre le futur, contre le temps. L'anomalie a rendu la normalité à mes habitantes, celle de la vraie folie, celle de l'acceptation.
Alors oui, Régis et Louis, je vous reconnais là une vérité, la dépersonnalisation a eu lieu, la dépersonnalisation constructive, et ça c'est moi qui l'ai nommé.
Pour plus d'infos et témoignages intéressants: http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Pratiques-spirituelles/Livres/Mefiez-vous-du-syndrome-de-l-Inde
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